Publié par : theisitcrew | février 22, 2012

La Saint Valentin dans le monde

Qu’elle vous plaise ou qu’elle vous énerve, la Saint Valentin est une fête bien ancrée dans les cultures du monde entier. Bouquet de fleurs, chocolat, dîner aux chandelles et nuit torride sont souvent au menu du 14 février… Mais les coutumes de la fête des amoureux varient selon les pays. Petit voyage de fête la Saint Valentin autour du monde.

 Les traditions européennes

En France, il n’est pas rare que même les couples séparés par la distance marquent le coup en s’envoyant des lettres d’amour. Ils peuvent également s’offrir un petit cadeau pour l’occasion. Les fleurs restent le geste le plus classique et toujours apprécié.

En Italie, les couples sortent dîner et s’échangent des cadeaux. La tradition est de s’offrir des Baci Perugini, chocolats enrobés dans des mots d’amour.

En Grande Bretagne, l’écriture des poèmes est une grande tradition de la fête des amoureux. Quelques semaines avant le 14 février, les journaux et magazines publient déjà des vers et des sonnets d’amours.

Au Danemark, les hommes envoient un message anonyme à la femme qu’ils convoitent. Ils y dessinent des petits points correspondant au nombre de lettres de leur nom.

Si la femme devine qui est son Valentin, l’homme lui offrira un œuf de Pâques.

 Les traditions américaines

La Saint Valentin est très importante aux Etats-Unis. On y exprime son amour à tous ses proches et pas seulement à son amoureux (se). Ils célèbrent également des soirées de la Saint Valentin, animées par des enfants. Les élèves confectionnent même des cadeaux pour leurs amis et professeurs.

Au Canada, des bals et des soirées sont organisées dans tout le pays pour manifester son amour à sa moitié. Les roses, les chocolats, les friandises et les cartes sont les cadeaux les plus populaires pour cette occasion romantique.

En Amérique du Sud, la fête de l’amour n’est pas toujours célébrée le 14 février.

Au Brésil, le Dia dos Namorados se célèbre le 12 juin, veille de la Saint-Antoine, saint protecteur des amoureux. Il  aiderait les femmes célibataires à trouver un époux.

En Colombie, la Saint Valentin n’est pas seulement réservée aux amoureux. Elle a lieu au cours du troisième week-end du mois de septembre. Les colombiens y célèbrent aussi l’amitié…

Les traditions asiatiques

 La Chine a également sa propre conception de la fête des amoureux (Qi Qiao Jle).

Ils la célèbrent au septième jour du septième mois lunaire de leur calendrier. Cette fête commémore l’amour impossible d’une fée et d’un mortel que la Voie lactée sépare. Chaque année, des oiseaux forment une passerelle à travers celle-ci pour que les deux amoureux puissent se retrouver.

Mais la Chine a également une tradition le jour du 14 février : les jeunes chinoises doivent montrer leurs compétences domestiques et pratiquer certains rituels (dont la cueillette des melons) pour trouver un bon mari.

 Au Japon, le 14 février, les femmes doivent offrir des chocolats à tous leurs collègues masculins. Les chocolats ont d’ailleurs pris le nom de « chocolats d’obligation ».

Un mois plus tard, le 14 mars, c’est le « White Day » : C’est au tour des hommes d’offrir un cadeau aux femmes (Pour peut-être former un couple par la suite…)

Quant aux Thaïlandais, ils se rassemblent le jour de la fête des amoureux pour se marier.

Et si on n’a pas d’amoureux ou d’amoureuse le jour de la Saint-Valentin ?

Les Coréens ont trouvé la solution en instaurant un « jour noir » : deux mois après , le 14 avril, les hommes n’ayant pas reçu de cadeau  se retrouvent pour savourer des Jajangmyun (nouilles noires).

La Saint Valentin s’est également étendue à Algérie, l’Inde, le Pakistan ou encore, en Arabie Saoudite. Mais elle provoque l’hostilité de certains groupes opposés à l’influence occidentale. Dans certains pays comme l’Ouzbékistan, les magasins ont l’interdiction de vendre quoi que ce soit en rapport avec cette fête. Les femmes qui portent du rouge ce soir là sont arrêtées, et les couples peuvent être agressés s’ils transgressent les règles.

Au Pérou, dans le but de promouvoir commerce et tourisme intérieur, la Saint Valentin a été décrétée jour férié !

Et vous comment allez-vous célébrer l’amour cette année ?

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Publié par : theisitcrew | février 7, 2012

Une année en Chine avec Joséphine, Isitiste CIT

1) Bonjour Joséphine, d’après mes informateurs, tu as vécu quelques temps en Chine, peux-tu nous expliquer brièvement d’où t’es venue cette idée ?
Cette idée n’est pas sortie de nulle part. J’étudie le chinois depuis plus de 10 ans maintenant, l’idée de partir en Chine m’a donc traversé l’esprit bien plus d’une fois. J’ai eu par deux fois l’occasion de résider en pays sinophone. En 2009, j’ai passé un semestre sur l’île de Taïwan dans le cadre de mon échange de 3ème année. Puis, en 2010, je me suis rendue en Chine continentale où j’ai vécu pendant presque un an dans la ville de Pékin. L’ISIT me proposait d’y suivre un master de traduction et d’interprétation, j’ai dit oui et je suis partie.

2) Comment s’est déroulée la recherche de logement ? Disposais-tu d’une bourse ?
Je disposais en effet d’une bourse mais qui couvrait uniquement les frais de scolarité. Pour le logement, j’avais pu réserver une chambre sur le campus, que je partageais avec une fille russe. Le paiement a été un peu compliqué dans la mesure où il nous était demandé de payer la totalité du loyer couvrant le 1er semestre en plus d’une caution dès l’arrivée. Les distributeurs de billets locaux ne délivraient qu’un maximum de 5 000 yuan (soit environ 500 euros) par jour… Bref, une démarche un peu laborieuse.

3) Y a-t-il eu des complications administratives (au niveau de l’université, de ta situation sociale…)
Pas vraiment. La responsable du master était très compétente, très efficace. Le campus n’était pas très grand comparé aux autres université de Pékin, et heureusement car pour nous inscrire, nous avons couru d’un bâtiment à l’autre pour trouver d’abord le bureau des inscriptions, puis le bureau de la pédagogie, et enfin le bureau censé délivrer les cartes d’étudiants … une vraie chasse au trésor.

4) Peux-tu nous citer un ou deux faits interculturels qui t’ont marquée ? Qui t’ont inquiétée ?
Il y a une chose qui m’a marquée et qui rejoint la question précédente : l’inscription à l’université venait avec une visite médicale, mais pas comme nous les connaissons ici en France. En Chine, elle se fait à l’hôpital. L’université organise un « convoi » d’étudiants étrangers qui partent en autocar vers l’hôpital. Là-bas, on fait d’abord la queue pour donner notre dossier, puis l’infirmière au guichet nous donne un papier avec ce que j’appellerai une feuille de route :

1)    Prise de sang;
2)    Médecine interne;
3)    Radio des poumons (si elle n’a pas été faite à la délivrance du visa);
4)    Retour au guichet pour effectuer le règlement.

Une visite médicale à la chaine.
Un autre fait marquant de mon quotidien pékinois était la présence constante de marchands ambulants qui vendaient toutes sortes de fruits, des plats de nouilles épicées, des galettes frites, ainsi que d’autres aliments en tout genre. Ce qui était marquant était la vitesse à laquelle ils disparaissaient avec leurs chariots à l’arrivée de la police locale, qui était pertinemment au courant de leur activité illégale mais qui se faisait le plaisir de contrôles ponctuels quelque peu hypocrites. Une fois la patrouille passée, ils revenaient tous à leur commerce.

5) Comment occupais-tu ton temps libre (petit boulot, visites, sport(s), petit ami (: D)…) ?
Pendant mes temps libre, lorsque j’en avais, j’allais à la salle de gym pour suivre des cours ou simplement pour faire un peu d’exercice. Je n’avais pas de petits boulots autres que des missions de traduction qui nous étaient confiées par notre responsable de master et qui me permettaient de gagner un peu d’argent. Les chinois n’ont pas beaucoup de vacances mais lorsqu’ils en ont, ils partent tous en même temps. C’est une chose que j’ai appris quand j’ai voulu partir pour un long weekend et qu’il n’y avait plus aucune place dans les trains, même debout (car oui, les gens achètent des billets de train pour voyager debout pendant 12 heures !). J’ai quand même réussi à voir du pays en m’organisant bien à l’avance. Pour ce qui est du petit ami, les séjours à l’étranger nous réservent toujours beaucoup de surprises 😉

6) Pas trop dur de vivre seule à l’autre bout du monde dans une culture totalement différente de la nôtre ?
Au début, oui ! Tout est différent : la notion des distances, la nourriture, les horaires, la foule, la langue, les prix … quand je prends le métro à Paris et qu’on me dit qu’il y a du monde, ça me fait sourire maintenant. Et puis, on s’habitue, on s’adapte, on apprend beaucoup et finalement on apprécie certaines choses qui nous manquent une fois de retour.

7) Quels seraient tes conseils pour un(e) étudiant(e) souhaitant vivre là-bas ? Tes recommandations quant aux choses à faire et à voir absolument ?
A voir absolument ? Je dirais qu’une fois arrivé, il faut visiter les incontournables : à Pékin la Cité Interdite, le Temple du Ciel, la Grande Muraille, le Temple des Lamas, la rue Nanluoguxiang, le lac Houhai entre autres. Quelques mois après cette étape de découverte, je ne pouvais plus mettre les pieds dans un temple, je trouvais que tous se ressemblaient. Alors, je me suis vite convertie aux balades à vélo dans les hutong (ruelles traditionnelles pékinoises), aux sessions de shopping dans les marchés couverts où l’on pouvait trouver toutes sortes de vêtements, accessoires, vaisselles chinoises ou japonaises et plein d’autres babioles.
Durant mon séjour pékinois j’ai constaté que la foule chinoise était froide, souvent très agaçante et étouffante. L’individu, lui, est au contraire très accueillant, altruiste et toujours prêt à rendre service. Toutefois, méfiez-vous des marchands, ils sauront vous séduire et faire de vous ce qu’ils veulent. Il suffit de rentrer dans le jeu et avec un peu de maîtrise, la partie est gagnante pour tout le monde !

8) Avec du recul, qu’as-tu tiré de cette expérience ?
J’étais loin de mon pays, de ma famille et de mes amis, ce n’est pas chose facile. Mais cet éloignement m’a donné l’occasion de me rapprocher de moi-même, de voir par quelles nouveautés culturelles je me laissais influencer, quelles étaient celles que je refusais et quelles étaient mes réactions face à l’inconnu et la solitude. Car, oui, à l’étranger le sentiment de solitude est beaucoup plus intense qu’en terrain connu.
En tout cas, j’y retournerai, ça c’est sûr ;).

9) Je te laisse le mot de la fin.
C’est le nouvel an chinois en ce moment donc j’en profite pour vous souhaiter à tous un très joyeux nouvel an, comme on dit là-bas 新年快乐!
恭喜发财!(« Que cette nouvelle année vous soit prospère »)

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1) Hello Joséphine! According to my informants, you lived almost a year in China. Could you briefly explain us what led you to take such a decision?
The idea did not appear out of the blue. I have been studying Chinese for more than 10 years now, and going to China crossed my mind many times. I had twice the occasion to live in a Chinese-speaking country. In 2009, I spent a semester in Taiwan within the framework of ISIT’s academic exchange programme during the third year. Then, in 2010, I travelled to mainland China where I lived for almost a year in Beijing. The ISIT had offered me to follow there an Interpretation and Translation Master Programme, I accepted and booked my flight.

2) How was the accommodation search? Did you benefit from a grant?
I did have a grant which covered however only the tuition fees. Regarding the accommodation, I was able to book student room on the campus which I shared with a Russian girl. The payment proved difficult because of the fact that we were asked to pay the whole rent sum for the first semester and make a deposit as soon as we arrived. The local cash dispensers had a 5,000-yuan daily limit ($792)… Quite plodding in short.

3) Did you encounter any administrative difficulty (concerning the university, your social situation…)?
Not really. The head of the Master Programme was both competent and efficient. The campus was smaller than those of the other Beijing universities. It was a good thing because to register, we scoured from a building to another to find first the registration office, then the educational office and finally the office which was supposed to deliver the student cards… That was quite a treasure hunting.

4) Could you mention to us one or several intercultural facts which struck you? Which concerned you?
There was one thing which struck me and ties up with the previous question: within the framework of the university registration, there was a medical check-up different from the one we know in France. In China, it takes place in a hospital. The university had organized a bus “convoy” of foreign students for the hospital. There, we first had to stand in line to give our file, and then the nurse gave us a sheet along with some “to do list”:

1)    Blood test;
2)    Internal medicine;
3)    Lung X-ray (if it had not been carried out during the visa granting);
4)    Back to the counter to pay.

In short, an extremely well organized medical check-up.
Another striking fact of my stay in China was the omnipresence of street vendors selling fruits, spicy noodles along with all kinds of food. What struck me was how quickly they vanished as soon as the local police appeared. The latter, clearly aware of the illegality of the vendors’ activity, made rather hypocritical occasional checks. Once the patrol was gone, the street vendors would all resume their activity.

5) How did you spend your free time (jobs, visits, sport(s), boyfriend (: D)…)?
When I had time to spare, I would go to the gym to follow sport classes or just to work out. I did not have jobs to speak of other than the translation tasks which were entrusted to us by the head of the master programme and allowed us to earn some money. Chinese people do not have much time off, but when they do, they all leave together. That’s what I learned when I wanted to go somewhere during a long weekend and discovered that there were no places left in the trains, even standing (Chinese people do buy train tickets to travel standing for 12 hours!). By planning way ahead, I did manage to see new places though. Regarding the boyfriend, stays in foreign countries always have their share of surprises 😉

6) Was it not too hard to live thousands miles away in a country where culture is utterly different from our own?
At first, yes it was! All is different: the distance notion, food, working hours, crowd, language, prices… When I am in the subway in Paris and someone tells me that it is crowded, it makes me smile. But, when living abroad, we eventually get used to the life there, adapt and learn much and end up liking some things that we miss once we are back home.

7) What would you advise to a student who wishes to live there? What would your recommendations be regarding what to absolutely do and see there?
I’d say that once you have arrived, these are the must see: Beijing’s Forbidden City, the Temple of Heaven, the Great Wall of China, the Lama Temple, the Nanluoguxiang Street and the Houhai Lake among others. A few months after the discovery stage, I could not bear being in a temple anymore, all of them were alike to me. So I moved on to go cycling in the hutong (traditional alleyways of Beijing), to go shopping in the covered markets where we could find all kinds of clothes, accessories, Chinese or Japanese dishes and many other trinkets.
During my stay in Beijing, I noticed that the Chinese crowd was very cold, often very annoying and oppressive. On the contrary, the individual proves very welcoming, altruistic and always prone to help. Yet, beware of merchants, they shall lure and take advantage of you. All you have to do is play their game, and with some skills, you will both come out on top!

8) In retrospect, what did such experience bring you?
I was far from my country, family and friends. This is no easy thing. But this distance gave me the occasion to get closer to myself, to discover by which cultural novelties I was influenced and by which I was not and finally to discover my reactions when facing the unknown and the solitude. Indeed, when living abroad, the feeling of solitude is much stronger than in a familiar environment.
In any event, I will go there once again, for sure ;).

9) The final word is up to you.
At the present time, Chinese people are celebrating the Chinese New Year, so I wish you all a happy New Year, or    新年快乐 as they say!
恭喜发财!(May your new year be very prosperous)

Publié par : theisitcrew | novembre 21, 2011

Bienvenue chez les traducteurs

A moins de vivre dans une grotte au milieu de la jungle, chacun d’entre nous a entendu parler du film Bienvenue chez les ch’tis qui a rencontré un immense succès en France.

Pour les quelques uns d’entre vous qui auraient passé ces 5 dernières années chez les Jivaros à confectionner des têtes réduites, je rappelle que l’histoire est celle d’un employé de La Poste, vivant dans le sud de la France, qui est muté à Bergues, dans le Nord-Pas-de-Calais.

Une fois arrivé là-bas, c’est le choc culturel. Il fait pas beau, l’appart’ dans lequel il vit est miteux et les gens de la région utilisent plein de mots et expression étranges qui ne s’apparentent que très vaguement au français.

Ce que vous ne savez pas forcément c’est que le concept du film a été repris par le réalisateur italien Luca Minieri, qui a décidé de faire sa propre version. C’est ainsi qu’a vu le jour le film Benvenuti al Sud (Bienvenue au Sud). Oui, « au Sud ». Vous l’aurez compris, l’histoire est la même, sauf que le protagoniste du film est originaire du Nord et doit aller vivre au Sud.

Quel rapport avec la traduction, me direz-vous ? J’y viens. Une de mes professeur d’italien a été chargée de faire les sous-titres français de Benvenuti al Sud. Selon ses dires, la tâche s’est avérée particulièrement ardue. La principale difficultée rencontrée a été de traduire les jeux de mots de l’italien vers le français, ceux-ci étant autrement plus complexes que notre bon vieux « comment vas-tu yau de poêle ». Les jeux de mots basés sur la forme de vouvoiement italien ont été les plus difficiles à traduire.

En effet, en italien, le vouvoiement est tout simplement la troisième personne du singulier, c’est-à-dire « lei », qui signifie en français « elle ». Or, dans certaines régions du Sud de l’Italie, la 2e personne du pluriel peut également être employée pour vouvoyer, comme en français. Dans le film, le héros utilise donc le « lei » de rigueur et suscite l’incompréhension de ses collègues du Sud qui lui rétorquent « mais enfin, à qui parlez-vous ? ». Et lui de répondre « A lei !», littéralement « A elle ! », « Mais qui, ‘‘elle’’ ? », etc.

Le quiproquo est sans doute hilarant pour nos amis transalpins, mais n’a pas manqué de faire s’arracher les cheveux à notre professeur. Comme quoi, une simple blague peut devenir le pires des casses-têtes pour nous qui avons choisi la voie de l’interculturalité. Je plains d’ailleurs mes collègues qui devront traduire cet article.

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Welcome to the Translation World.

Unless you have been living in the woods for a while, you must have heard of the movie « Bienvenue chez les ch’tis » (Welcome to the Land of Ch’tis), a huge success in France. For those who actually spent these five past years with the Jivaros, building small shrunken heads, let me tell you a little about  that movie. A postman living in the South of France is sent to Bergues, a town in the Nord-Pas-de-Calais Region. Once arrived there, he goes through a huge culture choc. The weather is bad, his appartment is seedy and the inhabitants (nicknamed « ch’tis ») use plenty of weird words and expressions, hardly sounding  like French.

What you might not know though, is that this scenario has been adapted by director Luca Minieri, who decided to create an italian version of the movie. That’s how the movie Benvenuti al Sud came into existence. It means « Welcome to the South » in Italian. Yes, to the South. You got it, the story is identical, except for the fact that the main character comes from Northern Italy and has to go to the South.

You are wondering how this is related to translation. I am getting there. One of my italian teacher had to make the French subtitles of Benvenuti al Sud., and it was far from being an easy task. The main difficulty she encountered was the translation of italian puns into French. The hardest puns were those based on the italian conjugation of  the polite form.

As a matter of fact, in Italian, in order to conjugate into polite form, you just have to use the third person singular, i.e using « lei » meaning « her » in English. But in some regions of Southern Italy, polite form requires the use of the second person plural. Therefore,  In the movie, the protagonist rightfully uses « lei », sparking off complete incomprehension of his Southern colleagues, who are wondering who he is talking to. Which makes him answer « To her », « her who ? ». etc.

This misunderstanding must be hysterical for the italians but drove our teacher crazy. It shows that a simple joke can become a brain teaser for people like us who have chosen the path of interculturality. And I actually feel sorry for my blogmates who will have to translate this article.

Thomas.

Publié par : theisitcrew | novembre 21, 2011

Le savoir-vivre en Chine

Qui n’a jamais entendu dire qu’en Chine, la façon de vivre et les coutumes des habitants étaient à des lieux de ce à quoi nous sommes habitués en France ? Qu’à la moindre incartade  ou faux-pas, l’on bafouait l’honneur de notre interlocuteur et risquions donc de perdre un doigt ou deux ?

C’est totalement faux ! Et un peu vrai quand même…

Ci-dessous, quelques-unes des choses les plus importantes à savoir si l’on souhaite ne pas offusquer son interlocuteur et s’intégrer au mieux dans la société.

Tout d’abord, il est tout à fait normal pour un Chinois de manger sa soupe de nouilles en aspirant les aliments de façon très « sonore » ou encore de jeter les os sous la table ou de cracher par terre. L’on note toutefois qu’une poignée de campagnes de « savoir-vivre » tentent aujourd’hui d’infléchir le comportement des habitants.

Lors de dîners, la plupart des Chinois ont pour habitude de se lever très souvent de table pour porter un toast, un «  ganbei ». Toutefois, contrairement à ce qu’il se fait dans les pays occidentaux, c’est cul-sec ou rien ! La précaution est donc de mise, les « ganbei » étant généralement à la bière, un Occidental peut rapidement devenir saoul et le cas échéant, rouler sous la table.

Au restaurant, ce n’est même pas la peine de demander l’addition. Cela vexera votre hôte qui prendra cela comme un sous-entendu qu’il ne dispose pas d’assez d’argent pour payer ! Par contre, si vous êtes amené à remanger avec la même personne au restaurant, réveillez cette fois-ci le lion qui sommeille en vous et imposez-vous en allant payer !

Perdre la face, c’est la pire chose qui puisse arriver à un Chinois, et faire perdre la face à quelqu’un est considéré a fortiori comme un comportement extrêmement grave. Voilà pourquoi le peuple chinois n’exprime généralement pas (ou très peu) directement ses sentiments. Ainsi, ne pas formuler de demande quand on sait d’avance que celle-ci ne peut être satisfaite. Un « non » implique une perte de face qui mettra les deux interlocuteurs dans une situation fort embarrassante. Afin d’éviter pareille conclusion, répondre par un sourire qui signifie qu’il est temps de passer à autre chose.

Enfin, il est tout à fait normal en Chine de parler de l’âge, des revenus, ou encore du poids. Affirmer que quelqu’un a grossi n’est en rien insultant, cela n’est qu’une observation !

NdA : la majeure partie des informations a été glanée sur les sites http://www.chine-informations.com/ et http://www.bonjourshanghai.net/

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Manners in China

Who has never heard that the way of life and traditions in China are quite different from ours? That any misbehavior or faux-pas is considered as an insult to your interlocutor, and could lead to the loss of one finger or two ?

This is completely false ! But kind of true too….

Here are the most important things you need to know if you don’t want to upset  your interlocutor and integrate well in Chinese society.

Firstly, it is completely normal for Chinese people to suck their noodles very loud, to throw the bones under the table and even to spit on the floor, while eating their soup. However, a few « good manners »  campaigns are currently trying to influence these behaviours .

In China, it’s very common to get up and make a toast (a ganbei) while eating dinner. But the gambei is quite different from our occidental toast : you can only drink it in one shot ! We have to stay careful though : ganbeis being generally made with beers, a westerner would drunk himself under the table.

At the restaurant, you don’t even need to ask for the check. It would actually hurt your host’s feelings : he would think you believe he doesn’t have enough money to offer you the drinks ! However, if you go to dinner  with that same person again, wake up the warrior in you and impose yourself by paying !

Nothing is worse than losing face in China, and making someone lose face is, of course, considered as a terrible behavior. That’s why Chinese people are not used to expressing their feelings directly (or not much). Hence, you shall not ask for something you know your interlocutor won’t be able to give you. No as an answer implies a loss of face, which would highly embarass the two interlocutors. In order to avoid such a situation, you shall respond by a smile, meaning it’s time to move on.

Lastly, it is absolutely normal in China to talk about age,  incomes and even weight gain. There is nothing insulting in saying that someone has put on some weight, it’s considered as a simple comment !

FYI : Most of these pieces of information were found on the websites http://www.chine-informations.com/and http://www.bonjourshanghai.net/.

Publié par : theisitcrew | novembre 21, 2011

Pourquoi les Ecossais râlent-ils contre l’iPhone 4S ?

LES QUESTIONS SUBSIDIAIRES – La commande vocale, gadget phare du nouvel iPhone aurait du mal avec l’accent des Highlands…Jean-Michel Normand

Il est vraiment pratique, le nouvel iPhone, avec sa commande vocale qui permet de trouver l’adresse d’une station-service ou d’un restaurant. Sauf que ce logiciel se montre souvent incapable de reconnaître un ordre donné par un Ecossais. Quand la langue de Shakespeare est prononcée avec l’accent des Highlands, soit l’appareil ne comprend rien, soit il comprend de travers. L’accent d’Oxford, lui, ne pose aucune difficulté. « Les gens sont obligés d’adapter leur voix pour que ces machines les comprennent. C’est de l’impérialisme linguistique », s’indigne l’écrivain James Robertson dans le Times.

Un accent ? Quel accent ??!

L’autre jour, alors que je naviguais sur la toile à la recherche d’une idée d’article, j’ai découvert un petit article publié par M Magazine et intitulé « Pourquoi les Ecossais râlent-ils contre l’iPhone 4S ? ». Cet article expliquait que suite à la sortie du nouveau smartphone d’Apple, doté d’une commande vocale révolutionnaire, l’application aurait des difficultés à comprendre l’accent de nos amis Ecossais, qui seraient obligés d’employer l’accent britannique pour mieux se faire comprendre par l’appareil. Cela créé ainsi l’indignation chez certains journalistes qui parlaient d’ « impérialisme linguistique ». Et j’avoue que l’accent est une particularité linguistique qui persiste encore malgré le phénomène de mondialisation et d’uniformisation que nous connaissons dans notre société.

En temps qu’hispanisante, j’ai souvent été confrontée à la nécessité de me familiariser aux différents accents qu’avaient mes interlocuteurs, qu’ils soient d’Espagne ou d’Amérique Latine. Cette familiarisation et cette adaptation est nécessaire car même si l’interlocuteur peut faire l’effort de parler plus lentement pendant quelques instants, cela n’a rien de naturel. Il est plus que nécessaire pour nous, qui nous destinons à travailler en permanence avec des individus d’horizons diverses, à redoubler d’efforts afin de mieux comprendre les différents accents que nous sommes susceptible de rencontrer au cours de notre vie. Il est vrai que l’ISIT nous offre de nombreuses occasions de nous confronter à cette multitude d’accents, non seulement par le biais de notre semestre en Erasmus ou en échange universitaire, mais également grâce à la venue de nombreux étudiants étrangers qui partagent nos cours, ainsi qu’au recrutement de professeurs qualifiés venant de différents pays et régions.

Améliorer sa capacité à s’adapter aux différents accents ne nous apporte pas seulement une certaine satisfaction personnelle, elle nous permet aussi de rassurer nos interlocuteurs étrangers et de leur inspirer une plus grande confiance, ce qui peut être un atout majeur sur le plan professionnel, notamment lors de la rencontre de clients étrangers.

L’incapacité d’Apple à mettre en place une commande vocale adaptée au particularisme des accents est selon moi une erreur en matière de communication corporate. Mettre en avant les particularismes régionaux et nationaux, linguistiques et culturels pourrait être pour Apple un moyen de prouver son caractère révolutionnaire et avant-gardiste de manière à se démarquer des autres groupes.

D’après l’article de Jean-Michel Normand, Pourquoi les Ecossais râlent-ils contre l’iPhone 4S ?, le M Magazine, le 4 novembre 2011.

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AN ACCENT ? WHAT ACCENT ?

I was on the internet the other day, looking for an idea to write my article, and I discovered a small French article published by M Magazine. It was titled « Why are the Scottish grumbling about the iphone 4S ? » . This text explains why the Scottish were mad after the release of the new Apple smartphone, equipped with a revolutionnary voice command. The phone being unable to understand our Scottish friends’, they have to do the British accent to make themselves understood. This highly irritated the Scottish journalists, denouncing a « languistic imperialism ».

It is interesting to observe that accent is a linguistic characteristic that has been resisting, inspite of the globalization and uniformization of our societies.

Having studied Spanish a lot, I had to acquaint myself with various accents, my interlocutors coming from Spain, Latin America… This familiarization and adaptation is necessary because, even though my interlocutor can make the effort of speaking slower for a few minutes, the conversation will lose its authenticity. Since we are planning to work with people from different cultures, we really need to make an effort  in order to understand better the various accents we are likely to be confronted by in our lives. ISIT offers a lot of opportunities that make us face this plurality of accents, not only thanks to the exchange programs (Erasmus etc.) but also thanks to the various foreign exchange students sharing our classrooms, and to the diversity of countries and regions our teachers are from.

Enhancing your capacity to adapt to various accents not only gives  you personal satisfaction, but also enables your foreign interlocutors to feel reassured. It also builds professional confidence, which can be a major asset, especially when you have to meet with foreign clients.

I think Apple’s incapacity to develop an accent friendly voice command is a mistake in terms of corporate communications. Underlining regional, national, linguistic and cultural particularisms could be a way for apple to prove its revolutionnary and avantgarde nature, in order to differentiate itself from the other groups.

Based on a French article by Jean-michel Normand : Pourquoi les Ecossais râlent-ils contre l’iPhone 4S ?  (« Why are the Scottish grumbling about the iphone 4S ? » ), M magazine, 11/04/11.

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Warum die Schotten schimpfen auf das iPhone 4S?

Zusätzliche Fragen – die Sprachsteuerung – die Hauptinnovation des neuen iPhones – hätte Schwierigkeiten, den Highland-Akzent zu erkennen…

VON JEAN-MICHEL NORMAND

Mit seiner Sprachsteuerung, die es dem Benutzer ermöglicht, die Adresse einer Tankstelle oder eines Restaurants zu finden, ist das neue iPhone sehr praktisch.

Aber die Anwendung erweist sich oft unfähig, eine von einem Schotten gegebene Ordung zu erkennen. Wenn Englisch mit dem Highland-Akzent ausgesprochen wird, versteht das Telefon nichts oder falsch. Für den Oxford-Akzent gibt es kein Problem. „Die Leute sind daran gezwungen, ihre Stimme anzupassen, damit die Anwendung sie versteht. Das ist Sprachimperialismus“ entrüstet sich der Schriftsteller James Robertson in Times.

Ein Akzent? Was Akzent??!

Als ich im Internet surfte, um eine Idee für meinen Artikel zu finden, habe ich einen kleinen im M Magazine veröffentlichten Artikel entdeckt, der „Warum die Schotten schimpfen auf das iPhone 4s“ heisste. Im diesem Artikel erklärte der Verfasser, dass die revolutionäre Sprachsteuerung des neuen smartphones von Apple Schwierigkeiten hätte, den Akzent unserer schottischen Freunde zu verstehen. Die Letzteren würden daran gezwungen, mit einem britischen Akzent auszusprechen, um besser versteht zu werden. Das entrüstet manche Journalisten, die die Situation als „Sprachimperialismus“ bezeichnen.

Meiner Meinung nach ist der Akzent eine linguistische Besonderheit, die noch andauert, trotz der Globalisierung und Angleichung in unserer Gesellschaft.

Als Hispanistin musste ich  mich abermals an die verschiedenen Akzente meiner Gesprächspartner gewöhnen, die aus Spanien oder Lateinamerika stammten. Diese Anpassung ist nötig, weil auch wenn der Gesprächspartner Bemühungen machen kann, einige Minuten langsamer zu sprechen, ist es für ihn überhaupt nicht gewöhnlich.

Für uns, die laufend mit ausländischen Personen arbeiten werden, ist es unentbehrlich, keine Mühe zu scheuen, um die verschiedenen Akzente besser zu verstehen. Das ISIT bietet uns mehrere Chancen an, vor dieser Vielzahl von Akzenten zu stehen, durch das Erasmus-Semester oder Kulturaustäusche ,die Präsenz  von zahlreichen ausländischen Studenten in unseren Unterrichten sowie die Rekrutierung von hochqualifizierten Dozenten, die aus verschiedenen Ländern und Gegenden stammen.

Die Verbesserung seiner Fähigkeit, sich an die verschiedenen Akzenten zu gewöhnen, ist eine persönliche Befriedigung, beruhigt unsere Gesprächspartner und gibt ihnen einen guten Eindruck, was ein wirklicher Trumpf auf beruflicher Ebene sein kann, besonders anlässlich Meetings mit ausländischen Kunden.

Apples Unfähigkeit, eine Sprachsteuerung einzusetzen, die sich dem Partikularismus der Akzente anpasst, ist für mich ein Fehler in Sachen corporate Kommunikation. Der regionale, nationale und linguistische Partikularismus zu betonen, könnte ein Mittel für Apple sein, seine revolutionäre und avantgardistische Eigenheit zu beweisen, um sich von den anderen Firmen zu distanzieren.

Laut des Artikels von Jean-Michel Normand, Warum die Schotten schimpfen auf das iPhone 4S?

Le Monde Magazine, 4 November 2011.

 

Publié par : theisitcrew | novembre 15, 2011

Google ou la reconnaissance vocale et traduction instantanée

 

« Rien de plus frustrant que d’essayer d’avoir une conversation avec quelqu’un qui ne partage pas sa langue. » se réjouit la journaliste australienne du nouveau service pour smartphones et tablettes, Google Traduction.

Le service Google Traduction qui fonctionnait jusqu’alors à partir de textes tirés du web uniquement, travaille désormais sur un système de reconnaissance vocale et de traduction instantanée.

Ainsi, deux individus n’ayant aucune langue en commun pourraient communiquer en temps réel grâce à un simple téléphone, s’exclame-t-elle avec son invité (pour qui l’application pourrait même aider le monde des affaires…).

 Alors que certains internautes célèbrent la fin de l’apprentissage des langues sur la toile, j’en profite pour rappeler que chaque langue est aussi subtile qu’un être humain, et que seul ce dernier a la capacité de la traduire dans toutes ses nuances.

Contrairement à ce que cette nouveauté peut faire miroiter, ces techniques ne sont qu’approximatives. Elles peuvent, certes, aider un touriste à trouver le métro au Japon (et encore, les résultats sont loins d’être probants…), mais s’il compte sur cette application pour avoir des conversations longues et profondes avec un résident nippon, il va devoir attendre un petit peu. Le temps que l’on puisse greffer des cerveaux humains aux téléphones.

Traduire une page en essayant de véhiculer toutes les subtilités d’un texte peut prendre des heures. Pas facile d’entendre que certains s’imaginent qu’il s’agit là de « traduction », quand on connait les difficultés de la discipline et surtout, le travail intellectuel que nécessitent l’interprétation simultanée et consécutive.

Ces logiciels ont encore du chemin à faire, une traduction de qualité ne pouvant faire abstraction des symboles, de la sémantique, des concepts, ni de l’infinité de contextes possibles allant de pair avec les mots.

En tout cas, on peut remercier le géant Google d’avoir, bien malgré lui, inventé un nouveau genre de blagues téléphoniques !

(Deux garçons essayant de commander des pizzas dans différents pays à l’aide de Google Translate (et beaucoup d’ autres vidéos sur youtube))

Voir aussi: http://www.dailymotion.com/video/xloioz_google-translate-with-conversation-mode-hd_tech#rel-page-7

Noémie

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Google’s voice translation application

« Trying to start a conversation with someone who doesn’t speak your language can be the most frustrating thing in the world ». The Australian journalist celebrates Google Translate, the new smartphones and tablets’ service.

Google Translate, which used to be based on texts coming from the internet, now uses a voice command and instantaneous translation system.

Hence, two people who don’t share the same language could communicate in real time, only with a phone, the journalist and her guest exclaim (the latter thinks the application could even help the business world…).

Given that some Internet users are already celebrating the end of language classes on the web, I would like to point out that each language is pretty much as subtle as a human being, and that only the latter has the ability of translating it in its many shadings.

Contrary to what this new model tries to hold out, these techniques are only approximate. They could help a tourist find the subway in Japan (and still, the outcome is far from being conclusive…) but if he counts on this application to have long and deep conversations with a Japanese resident, they will have to wait a little. Until it is possible to  transplant human brains to phones.

Translating one page (meaning, trying to carry all the nuances of the text) can take hours. It’s not easy to hear that some people actually think it’s translation when you know the difficulty of the task, and the huge intelectual effort simultaneous and consecutive interpreting require. These softwares still have a way to go, because a quality translation cannot leave aside the symbols, semantics, concepts nor the infinity of contexts coming with a text.

In any case, we can thank Google for having, inspite of itself, invented a new genre of Prank calls !

(Two guys trying to order pizzas all over the world with Google translate voice command (And many other videos on youtube ! ))

See also : http://www.dailymotion.com/video/xloioz_google-translate-with-conversation-mode-hd_tech#rel-page-7

Noémie

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